N'utilisez pas de logiciels piratés
Pourquoi ?
- C'est un délit de contrefaçon, passible de deux ans d'emprisonnement et de 150.000 Euros d'amende.
- Un logiciel piraté ne provient pas d'une source digne de confiance. Des virus,
ou plus sûrement des applications cachées ont pu être ajoutées afin de vous nuire (
vol d'informations confidentielles comme votre numéro de carte de crédit,
espionnage industriel, détournement de votre machine pour héberger des contenus
illégaux comme des images à caractère pédophile, tout est envisageable).
- La conséquence du piratage, c'est l'émergence de systèmes de protection de
plus en plus contraignants. Par exemple, la société Microsoft a mis au point le
système "WPA" (Windows Product Activation, Activation du Produit Windows) qui
oblige l'utilisateur à contacter un centre d'appel pour obtenir un numéro de série qui
autorisera l'utilisation du logiciel. Cette procédure doit être effectuée lors de
toute installation, réinstallation et modification substancielle de l'ordinateur (
nouveau disque dure, nouvelle carte graphique, etc...).
- L'implication du point précédent, c'est que les consommateurs sont présumés
coupables de tentatives de piratage.
Comment être en règle ?
Première solution : acheter la license du logiciel
C'est la solution la plus simple : en effet, on utilise un logiciel piraté
dès lors que l'on ne s'est pas acquitté du prix de la license. Il suffit donc de
se rendre à un point de vente (magasin spécialisé, supermarché, etc...).
De plus
on obtient aussi une boîte officielle contenant le support (CD, DVD) et assez souvent
un manuel d'utilisation bien traduit en français. Enfin le fait d'avoir acquis la
license peut donner accès à des bonus variants en fonction du logiciel.
Bien sûr, la médaille a son revers : certains logiciels sont très onéreux. De
plus, si la société éditant le logiciel disparaît, ce logiciel n'évoluera plus.
Pire, si vous deviez contacter un centre d'appel pour activer votre logiciel,
vous ne pourrez plus jamais l'utiliser si vous changez de machine ou si un
problème matériel vous obligent à réinstaller vos logiciels. Sans parler de vos
données qui deviendront inexploitables et donc irrécupérables.
Deuxième solution : trouver un équivalent libre
C'est la solution la plus économique et la plus sûre : une des
particularités d'un logiciel libre est de pouvoir être copié et distribué librement. Autrement dit
Un logiciel libre n'est jamais un logiciel piraté. Les logiciels sont
généralement diffusés via Internet, avec un site officiel pour le projet.
Les logiciels libres ne sont pas encombrés des inconvénients des logiciels achetés :
- les logiciels libres sont généralement gratuits, puisque librement copié et
distribués. Le seul coût pouvant être celui du média (accès à Internet, CD
à commander pourles gros logiciels, etc...).
- Le code source (la matière première qui sert à fabriquer le logiciel) d'un logiciel libre est toujours disponible
et libre d'accès.
Cela signifie que si le logiciel ne correspond pas exactement à vos besoins, vous
pouvez modifer le logiciel, ou demander à quelqu'un de le faire.
Cela signifie surtout que le logiciel que vous utilisez est pérenne, car dans le
pire des cas (abandon du projet) vos données sont toujours récupérables, les
sources contenant notamment les spécifications du format des fichiers utilisés.
De plus, les logiciels libres ont une propriétés essentielle : vous pouvez
participer à leur évolution. Cela s'appelle une contribution. Les contributions
peuvent être diverses et variées :
- Un petit message de remerciement fait toujours plaisir. Profitez-en pour
signaler un bug ou une fonction qui vous manque, si tel est le cas.
- La traduction d'une partie du manuel ou d'un élément de l'interface graphique.
- Faire part de vos trucs et astuces.
- Participer au développement du projet.
- Offrir un hébergement pour le site officiel ou un site mirroir.
- etc...
Bien sûr, la médaille a son revers : les logiciels libres affichent souvent un
avertissement stipulant qu'ils ne sont pas finalisés (cependant c'est aussi
souvent le cas des logiciels
achetés, même si ces logiciels n'affichent aucun avertissement) et que leur utilisation se
fait aux risques et périls de l'utilisateur (idem). Parfois, le logiciel et la
documentation ne sont pas traduits.